Jean-Pierre Chevènement est contre l’Europe
En 1986, Jean-Pierre Chevènement a voté l’Acte unique, sans avoir mesuré toutes ses conséquences futures, comme il l’analysera dans La France est-elle finie ?. En 1992, lors du référendum sur le Traité de Maastricht qui prévoit de créer une monnaie unique, il est l’un des principaux hérauts du Non. Il dénonce alors une construction bancale, mal pensée, avec une Banque centrale indépendante inféodée aux intérêts de la rente et calquée sur les statuts de la Bundesbank. Il propose alors, avec d’autres, de préférer le projet de monnaie commune, plus souple et plus respectueux de la pluralité des nations européennes. En 2005, lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen (TCE), il fait à nouveau entendre sa voix et appelle à rejeter un texte qui graverait dans le marbre une orientation libérale et inadaptée à la situation européenne. Depuis longtemps, Jean-Pierre Chevènement appelle de ses vœux une "Europe européenne", confédération d’Etats nations, telle que le général de Gaulle l’avait imaginée, seule perspective réaliste pour que la France pèse encore demain.




